No time to let up

News from the House

Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes
Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes
While we remain in the midst of the COVID-19 pandemic that is transforming our entire society, there are encouraging signs that our great collective effort is having a desired effect.  The general dampening of the virus’ spread in Canada is noticeable when compared to the experience of our southern neighbour.  An important consideration, however, is that we appear to be in the early stages of the pandemic, and it may take months of physical distancing to ensure the best possible outcome.

One certainty is that things are changing rapidly, especially in these first few weeks as we have been consumed with economic and logistical concerns.  We have rushed to secure income for hundreds of thousands of people while scrambling for medical supplies so our health care professionals are best-prepared for the challenge.  These efforts have been impressive, but the government hasn’t anticipated all it will be faced with, or how they might best address it.  That is why parliament will likely be recalled in some form in the coming days. 

While it’s tempting to be critical, especially in partisan politics, the government has been forced to deal with things they never would have imagined a few months back.  Despite that, the notion that such an event could occur was not unheard of, just disregarded.  This is in part because we have organized ourselves in such a way as to prioritize personal gain above all else.   Those same supply chains that maximized profits with inexpensive labour in countries like China and India are now constricted and threaten our ability to meet domestic need on some important fronts.  In the long term, we will have to revisit this trade-off and build more local resilience into supply chains for critical things like prescription drugs and food.

As a society we have come to accept many of the side-effects of the way our economy has been built.  We have learned to look the other way when presented with extreme poverty, homelessness, and inequality. We allow the wealthiest among us to horde incredible fortunes they could never spend in a hundred life-times at the expense of individuals who, despite working full-time, can’t make ends meet.  This event is challenging that economic mind-set.  We are beginning to understand how the humble grocery store employee is far more important to our lives than celebrities or professional athletes.  With any luck, the clarity from our moment of need will remain with us when we emerge from this crisis.

That elusive moment is something there is no schedule or time frame for. While most of us clamour for certainty in our lives, that is something nobody can offer when it comes to the pandemic. As the weeks add up, more officials and government leaders are talking in terms of a months-long effort that could extend into the summer.  Although this is disappointing it is also entirely within our capabilities and we will continue to surprise ourselves with resiliency and optimism. 

They say it take 6 weeks to make a new habit, many of us are already half-way there. With the onset of better weather and the ability to comfortably spend more time outdoors, we can hope the next few weeks pass a little more quickly, and we will continue to see encouraging signs that our efforts have borne fruit.  That’s why we must remain committed to our efforts, so our health-care professionals have the best chance possible.  One thing is clear, this is no time to let up or give in to frustrations. Our health care professionals are putting themselves directly in harms way to deal with the pandemic, our physical distancing measures are the least we can do to support them, ourselves, and our communities in the process.

Pas de temps à perdre

Alors que nous sommes toujours au milieu de la pandémie COVID-19 qui transforme toute notre société, il y a des signes encourageants qui montrent que notre grand effort collectif produit l'effet souhaité.  Le ralentissement général de la propagation du virus au Canada est perceptible si on le compare à l'expérience de notre voisin du sud.  Il est toutefois important de noter que nous semblons être au début de la pandémie et qu'il faudra peut-être des mois d'éloignement physique pour garantir le meilleur résultat possible.

Une chose est sûre, les choses évoluent rapidement, surtout depuis les premières semaines, car nous avons été absorbés par les préoccupations économiques et logistiques.  Nous nous sommes précipités pour assurer un revenu à des centaines de milliers de personnes tout en nous battant pour obtenir des fournitures médicales afin que nos professionnels de la santé soient mieux préparés à relever le défi.  Ces efforts ont été impressionnants, mais le gouvernement n'a pas prévu tout ce à quoi il sera confronté, ni comment il pourrait mieux y faire face.  C'est pourquoi le Parlement sera probablement rappelé sous une forme ou une autre dans les prochains jours. 

Bien qu'il soit tentant d'être critique, surtout en matière de politique partisane, le gouvernement a été forcé de faire face à des choses qu'il n'aurait jamais imaginées il y a quelques mois.  Malgré cela, l'idée qu'un tel événement puisse se produire n'est pas inconnue, elle a simplement été ignorée.  Cela est dû en partie au fait que nous nous sommes organisés de manière à privilégier le gain personnel avant tout.   Ces mêmes chaînes d'approvisionnement qui maximisaient les profits avec une main-d'œuvre bon marché dans des pays comme la Chine et l'Inde sont maintenant limitées et menacent notre capacité à répondre aux besoins intérieurs sur certains fronts importants.  À long terme, nous devrons revoir ce compromis et renforcer la résilience locale des chaînes d'approvisionnement pour des produits essentiels tels que les médicaments sur ordonnance et les denrées alimentaires.

En tant que société, nous avons fini par accepter bon nombre des effets secondaires de la façon dont notre économie a été construite.  Nous avons appris à regarder ailleurs lorsqu'il s'agit de pauvreté extrême, de sans-abrisme et d'inégalité. Nous permettons aux plus riches d'entre nous d'amasser des fortunes incroyables qu'ils ne pourraient jamais dépenser en cent ans, au détriment d'individus qui, bien qu'ils travaillent à plein temps, ne peuvent pas joindre les deux bouts.  Cet événement remet en question cette mentalité économique.  Nous commençons à comprendre comment l'humble employé d'une épicerie est bien plus important dans notre vie que les célébrités ou les athlètes professionnels.  Avec un peu de chance, la clarté de notre moment de besoin restera avec nous lorsque nous sortirons de cette crise.

Ce moment insaisissable est quelque chose pour lequel il n'y a pas de calendrier ou de délai. Alors que la plupart d'entre nous réclament des certitudes dans leur vie, personne ne peut en offrir lorsqu'il s'agit de la pandémie. Au fil des semaines, de plus en plus de responsables et de chefs de gouvernement parlent d'un effort de plusieurs mois qui pourrait se prolonger jusqu'à l'été.  Bien que cela soit décevant, c'est aussi tout à fait dans nos capacités et nous continuerons à nous surprendre par notre résilience et notre optimisme. 

On dit qu'il faut 6 semaines pour prendre une nouvelle habitude, beaucoup d'entre nous sont déjà à mi-chemin. Avec l'arrivée de meilleures conditions météorologiques et la possibilité de passer confortablement plus de temps à l'extérieur, nous pouvons espérer que les prochaines semaines passeront un peu plus vite, et nous continuerons à voir des signes encourageants indiquant que nos efforts ont porté fruits.  C'est pourquoi nous devons rester fidèles à nos efforts, afin que nos professionnels de la santé aient les meilleures chances possibles.  Une chose est claire, ce n'est pas le moment de relâcher nos efforts ou de céder aux frustrations. Nos professionnels de la santé se mettent directement en danger pour faire face à la pandémie, nos mesures d'éloignement physique sont le moindre que nous puissions faire pour les appuyer, pour nous soutenir et pour venir en aide à nos communautés.