Government needs to remember there’s work to do

News from the House

Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes
Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes

With the unexpected pandemic thrust upon us in the late winter it’s easy to forget that parliament had barely begun working in the 43rd parliament at the time.  In fact, MPs didn’t even meet until December 5th having gone through the federal election in the autumn.  All this is to say, that MPs haven’t even scratched the surface of potential legislative work in the first session of this parliament.  Now, we are preparing for a second Throne Speech in a year and the last-minute engagement with opposition parties belies the fact that this government is working in a minority scenario and must secure support from one of three parties to pass the impending confidence vote.  The real question seems to be – do they even want the Throne Speech to pass?

That question would have had more gravity to it a few months ago when pollsters confirmed that incumbent governments were reaping the rewards of pandemic relief efforts and that Canada was no exception to the phenomenon.  Then the WE scandal hit and most observers suggested that would put an end to any election fever in the Prime Minister’s camp.  But this is the same person who survived a black-face scandal in the middle of an election so there may not be as much doubt in his camp as observers suggest.

By proroguing parliament, the government was able to close the committees that were looking into the WE scandal so there is no knowing what impact that would have on voter’s intentions in a hypothetical autumn election.  The polling numbers dropped for the government in the aftermath and it isn’t unreasonable to suggest that further revelations may lead to more wavering support.  These are important considerations for the governing party but aren’t reason enough to abandon the 43rd parliament in order to avoid them.

If the government wants to govern, they already have the ability to do so.  What is worrisome is that they appear more concerned with their own fortunes than that of those who are struggling under the pandemic – or those who were already struggling to get by before that.  To help those people the government needs to work with the opposition.

Less than two weeks from the event, it would seem that members of the press had more of an idea as to what is in the Throne Speech than any opposition party. We have seen trial balloons floated about housing investments, Employment Insurance reform and many other issues that, quite frankly, New Democrats have been proposing for years. If they truly want to pursue these ideas, they clearly have a willing partner that could help them get results for Canadians, but again, there has been no communication formal  or informal.

Additionally, the majority of voters in last year’s election supported parties that proposed stronger efforts to address climate change.  Since then there has been nothing in the way of concrete measures, efforts, or even discussion on the subject from the government.  While we all realize a pandemic can force you to change your plans in the short-term, our ability to avoid the worst consequences of climate change are tied to a rapidly decreasing timeline.  That timeline doesn’t have gaps and do-overs built in.

Canadians can’t wait until the Liberals get the parliament they prefer.  If the priority becomes the well-being of political parties, we may as well admit we will never make headway on big issues. The Throne speech will be challenging given the last-minute nature of consultation and negotiations.  The budget will be even more important for that and if the government goes it alone, odds are they will get the election they, incredibly, desire.  That said, Canadians may not be as eager to give them what they want when they realize the government mostly sees them as an accessory to their own desires.

Le gouvernement doit se rappeler qu’il a du pain sur la planche

Avec la pandémie inattendue qui s’est abattue sur nous à la fin de l’hiver, il est facile d’oublier que le Parlement avait à peine entamé ses travaux au début de la 43e législature. En fait, après les élections fédérales de l’automne, il a fallu attendre jusqu’au 5 décembre pour que les députés se réunissent. Tout cela pour dire que les élus n’ont guère fait progresser de dossiers législatifs durant la première session de la présente législature. Aujourd’hui, nous nous préparons à un deuxième discours du Trône en un an et le dialogue de dernière minute amorcé avec les partis d’opposition ne donne pas l’impression que le gouvernement travaille en situation de minorité et qu’il doit obtenir le soutien de l’un des trois partis pour remporter le vote de confiance imminent. On en vient à se demander : veut-il même que le discours du Trône soit adopté?

Cette question aurait été plus grave il y a quelques mois, lorsque les sondeurs ont confirmé que les gouvernements en poste récoltaient les fruits des mesures de soutien relatives à la pandémie et que le Canada ne faisait pas exception à la règle. Puis la controverse de l’organisme UNIS a éclaté et la plupart des observateurs ont laissé entendre que cela refroidirait certainement les ardeurs électorales dans le camp du premier ministre. Mais on parle ici de quelqu’un qui a survécu à un scandale de « black face » en plein milieu d’une élection, alors le doute n’est peut-être pas aussi présent dans son camp que le suggèrent les observateurs.

En prorogeant le Parlement, le gouvernement a sonné le glas des comités qui se penchaient sur le scandale du groupe UNIS; il est donc impossible de savoir quel impact cela aurait eu sur les intentions des électeurs à l’égard d’une hypothétique élection à l’automne. Dans la foulée du scandale, les sondages ont démontré une chute de popularité du gouvernement et il n’est pas déraisonnable de penser que de nouvelles révélations pourraient éroder encore plus son soutien. Ce sont là des considérations importantes pour le parti au pouvoir, mais ce n’est pas une raison suffisante pour abandonner la 43e législature afin de les éviter.

Si le gouvernement veut gouverner, il a déjà la capacité de le faire. Ce qui est inquiétant, c’est qu’il semble plus soucieux de son propre sort que de celui des gens à qui la pandémie donne du fil à retordre – ou des gens qui avaient déjà du mal à s’en sortir avant. Pour aider ces personnes, le gouvernement doit tendre la main à l’opposition.

Or, à moins de deux semaines du discours du Trône, il semblerait que les journalistes en sachent plus sur son contenu que les partis d’opposition. On a certes vu, çà et là, quelques ballons d’essai évoquant des investissements dans le logement, la réforme de l’assurance-emploi et bien d’autres idées que, très franchement, les néo-démocrates proposent depuis des lustres. Toutefois, si le gouvernement veut vraiment donner suite à ces idées et obtenir des résultats pour les Canadiens, il a en face de lui un partenaire tout à fait disposé à l’épauler, mais, encore une fois, aucune communication n’a été tentée, ni officielle ni officieuse.

Par ailleurs, la majorité des électeurs au scrutin de l’année dernière ont soutenu les partis qui proposaient des mesures plus dynamiques pour lutter contre les changements climatiques. Depuis lors, le gouvernement n’a rien fait en matière de mesures concrètes, d’efforts ou même de discussions sur le sujet. Si nous sommes tous conscients qu’une pandémie peut nous obliger à modifier nos projets à court terme, notre capacité à éviter les pires conséquences des changements climatiques repose sur un échéancier de plus en plus serré. Un échéancier qui ne donne aucune occasion de se rattraper.

Les Canadiens ne peuvent se permettre d’attendre que les libéraux obtiennent le Parlement qu’ils préfèrent. Si la priorité devient le bien-être des partis politiques, autant admettre que nous n’accomplirons jamais de progrès dans les grands dossiers. Le discours du Trône ne sera pas facile, étant donné que les consultations et les négociations ont été lancées à la dernière minute. Le budget sera encore plus important à cet égard, et si le gouvernement fait cavalier seul, il y a fort à parier qu’il obtiendra les élections qu’il souhaite, aussi incroyable que cela puisse paraître. Cela dit, les Canadiens seront sans doute moins désireux de lui accorder ce qu’il veut quand ils se rendront compte que le gouvernement les considère surtout comme des complices de ses propres désirs.