The old guard could learn a new trick

News from the House

Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes
Algoma Manitoulin Kapuskasing MP Carol Hughes

There’s little doubt the pandemic has stretched finances.  From household budgets right up to the federal coffers, unexpected expenses have been thrust upon us.  That doesn’t mean everyone is struggling through this health crisis, some are even flourishing. That’s the case for Canadian billionaires who have socked away an extra $37 billion while the most vulnerable are struggling.  Given the discrepancy, it may seem reasonable to ask the very wealthiest among us to chip in a little more toward our efforts.  That’s why New Democrats brought a motion to parliament designed to do just that.  The discouraging thing is that the old-guard parties stood firmly by their wealthy friends and voted it down, despite any catchy slogans that suggest they would build a better economy in recovery.

The NDP motion called for the introduction of a new one percent tax on wealth over $20 million and an excess profit tax on big corporations that have been profiteering from the pandemic.  That money would be reinvested invest to expand income security programs, health care, including a national dental care program and a universal, single-payer, public pharmacare program.  Additional monies were earmarked for housing including an Indigenous housing strategy component to be delivered by Indigenous housing providers. 

Adoption of the motion would have signalled that MPs were willing to look past the status quo which created a tax environment that places a greater burden on everyday Canadians for the benefit of a more fortunate and wealthier minority.  The items listed in the motion would reverse some inequality while ensuring greater security in terms of household finances. 

Opposition to these ideas are often expressed in ways that display a lack of awareness of how many individuals get by and can also be accompanied by a suspicion that those who struggle economically do so entirely through their own fault.  The notion that individuals just have to pull themselves up by their bootstraps ignores the fact that many wealthy Canadians were born into their circumstance.  This doesn’t mean that it is impossible to join those fortunate few with a lot of hard work, but it is less likely than many politicians would care to admit.

A recent poll shows 79% of us support a wealth tax.  Meanwhile, our debt is growing, and Canadians are rightly worried about who will pay for the pandemic and the recovery.  Those concerns are well placed since successive Liberal and Conservative governments have historically made families pay the price by cutting services they rely on.  Every time that happens, wealth inequality grows, and it is in moments like these that the similarities between the old parties are visible.  When pushed to consider inclusive and equitable taxation policies and economic measures, their immediate concern is for the wealthy individuals who pull the strings and can afford to attend $1,000 a plate fundraisers.  At their hearts, that’s who these parties are, two competing groups of elites who follow the same broken economic theories with the same results.

New Democrats are not the only ones calling for changes.  Some tax experts have suggested bringing in a COVID-19 Excess Profit Tax similar to what Canada and other countries did during the World Wars.  It may require special measures such as rules disallowing companies from moving their headquarters overseas to avoid contributing to the country that helped them succeed and also reinforcing that this tax will be temporary.  What won’t be temporary are the benefits to society when greater equity allows for better outcomes for determinates like health and housing.  To accomplish this, the old guard parties must begin to look at these measures as investments in Canada towards a more stable, robust, and functioning country that fosters greater opportunity for those born into all circumstances.

La vieille garde pourrait jeter un regard neuf sur la société

Il ne fait guère de doute que la pandémie a accentué les pressions sur les finances. Du budget des ménages jusqu’aux coffres du gouvernement fédéral, des dépenses imprévues nous ont été imposées. Ce n’est pas pour dire que tous sont durement éprouvés par la crise sanitaire; certains s’enrichissent en fait. Les milliardaires canadiens, en particulier, ont engrangé 37 milliards de dollars de plus, tandis que les plus vulnérables tirent le diable par la queue. Devant ces disparités, il semblerait raisonnable de demander aux plus riches d’entre nous d’en faire un peu plus. C’est pourquoi les néo-démocrates ont présenté une motion au Parlement à cette fin. Ce qui est décourageant, c’est que les partis de l’ancienne garde ont fermement défendu leurs riches copains et ont voté contre, malgré des slogans racoleurs laissant entendre qu’ils bâtiraient en mieux pendant la reprise économique.

La motion du NPD prévoyait l’instauration d’un nouvel impôt de 1 % sur les fortunes de plus de 20 millions de dollars et une taxe sur les bénéfices exceptionnels des grandes sociétés qui profitent allègrement de la pandémie. Cet argent serait réinvesti pour bonifier les programmes de sécurité du revenu et les soins de santé, notamment en mettant sur pied un régime national de soins dentaires et un régime d’assurance-médicaments public, universel et à payeur unique. Des fonds additionnels étaient réservés pour le logement, y compris une stratégie sur le logement autochtone exécutée par des fournisseurs de logement autochtones.

L’adoption de cette motion aurait signifié que les députés étaient disposés à mettre de côté le statu quo – un régime fiscal qui impose un fardeau plus lourd aux Canadiens ordinaires au profit d’une minorité mieux nantie. Les mesures prévues dans la motion combleraient certaines inégalités tout en garantissant une sécurité financière accrue aux ménages.

L’opposition à ces idées s’exprime souvent d’une manière qui témoigne d’une mauvaise connaissance des difficultés de beaucoup de gens et s’accompagne parfois de la notion que ceux qui éprouvent des problèmes financiers sont les seuls à blâmer pour leur sort. Penser que les gens n’ont qu’à se prendre en mains c’est oublier que beaucoup de Canadiens fortunés sont nés riches. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de rejoindre les rangs des privilégiés à la force du poignet, mais c’est moins simple que de nombreux politiciens ne veulent l’admettre.

Un récent sondage révèle que 79 % des Canadiens sont favorables à un impôt sur la fortune.  Entre temps, notre dette s’alourdit, et les Canadiens s’inquiètent à juste titre de savoir qui paiera la note de la pandémie et de la relance. Ces inquiétudes sont fondées, puisque les gouvernements libéraux et conservateurs du passé ont fait payer les familles en réduisant les services dont ils dépendent. Chaque fois que cela se produit, les inégalités sur le plan de la richesse se creusent, et c’est alors que les similitudes entre les vieux partis apparaissent. Quand on les presse d’envisager des politiques fiscales et des mesures économiques inclusives et équitables, leur premier souci est de protéger les riches particuliers qui tirent les ficelles et peuvent se permettre d’acheter des billets à 1 000 $ l’assiette pour des dîners-bénéfice. C’est là l’identité profonde de ces partis : deux groupes d’élites rivaux qui s’accrochent aux mêmes théories économiques bancales, avec les mêmes résultats.

Les néo-démocrates ne sont pas les seuls qui réclament des changements. Certains fiscalistes préconisent une taxe sur les bénéfices exceptionnels perçus pendant la COVID-19 comme l’impôt spécial que le Canada et d’autres pays ont levé pendant les grandes guerres. Il serait peut-être nécessaire de prendre des mesures extraordinaires comme d’interdire aux entreprises de déménager leur siège social à l’étranger pour éviter de contribuer au pays qui leur a permis de faire fortune, et d’insister sur le caractère temporaire de cette taxe. Ce qui ne sera pas temporaire ce seront les retombées pour la société quand une équité accrue permettra d’améliorer les conditions de santé et de logement. Pour y parvenir, les partis de l’ancienne garde devront commencer à voir dans ces mesures des investissements dans un Canada plus stable, plus vigoureux et plus fonctionnel qui offre davantage de perspectives à tous, peu importe les circonstances de leur naissance.